Cinq grandes zones

Pour mémoire, les principales zones viticoles actuelles se partagent essentiellement en cinq régions, à savoir le Péloponnèse, la Macédoine, la Grèce centrale, l’Epire et, enfin les îles comme la Crète, Santorin, etc.
En termes de cépages, une série de variétés tout à fait locales confèrent aux vins grecs une originalité particulièrement intéressante. Ainsi, sans aucune exhaustivité, en rouge, le Xinomavro peut être considéré comme le roi de la Macédoine tandis que dans le Péloponnèse, c’est l’Agiorgitiko (que l’on pourrait traduire par Saint-Georges…) qui joue la vedette.

Un terroir exceptionnel

La Grèce est dotée d’un éventail étonnant de terroirs distinctifs et uniques. L’alternance des montagnes et les innombrables kilomètres de côte créent une combinaison variée d’altitudes, de mésoclimats, d’orientations, d’inclinaisons, d’expositions et de sols différents. Au sein d’une même région, il peut y avoir plusieurs terroirs différents disponibles.

Le vin grec est très distinct et est capable de vous transférer sur le lieu de sa production.  Un AOP Naoussa  ou un AOP Amyndeon du nord de la Grèce par exemple, sont les expressions ultimes du cépage Xinomavro, mais chacun a une personnalité différente due aux spécificités de ces étonnantes appellations géographiques. L’élégance et le caractère floral des sols plus légers et du climat plus frais d’Amyndeon contre le caractère puissant et tannique de Naoussa résultant de son terroir aux sols plus chauds et plus lourds. Peu d’autres endroits dans le monde sont capables de transmettre le message du terroir de manière aussi transparente.

Les cépages

Outre les cépages grecs émergents et leurs fleurons (Assyrtiko, Moschofilero, Agiorgitiko et Xinomavro pour ne citer qu’eux), il existe également pratiquement des centaines d’autres cépages grecs. Certains d’entre eux sont largement cultivés et d’autres  sont au bord de l’extinction tandis que certains cépages grecs ont été sauvés grâce aux efforts concertés de certains viticulteurs. Pensons, pour ne citer qu’eux, aux Limniona, Mavrotragano, Roméiko ou encore ou Kalavrytino noir

Un hommage incontestable

Citons le français Olivier Poussier, meilleur sommelier du monde 2000, qui déclarait récemment: “J’ai toujours éprouvé une affection particulière pour la Grèce et son vignoble. Depuis plusieurs années, je suis avec attention l’évolution de ces vins injustement boudés en France. Il est vrai qu’il est difficile, à Paris ou en Province d’échapper à la médiocrité “retsina” de basse extraction et aux nombreux muscats de Samos sucraillons vendus en grande surface. Pourtant, la variété de ce vignoble mérite mieux. Jugez plutôt ! Macédoine, Thrace, Epire et Thessalonnie, Péloponnèse… autant de régions, autant de styles, de philosophies

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